please kill me

if only

mardi 04 mars

Down easy

Quand on en revient à la musique noire, c'est que tout va bien ou que tout va mal ?

Bettye Lavette : Let me down easy

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jeudi 28 février

Tiny Tears

Ça y est, c'est devenu une sale habitude, une putain de manie ! Je vais travailler, je m'isole totalement des autres le lecteur mp3 vissé aux oreilles et les voix éthyliques et caverneuses de mes idoles rock m'accompagnent toute la journée. Et pourtant, je sais bien qu'il ne faudrait pas, qu'il suffirait que je retire le casque, parle, m'implique, et tout irait mieux. Mais non, c'est plus fort que moi. Je me laisse envahir par la tristesse et l'inappétence (je ne crois pas que ce mot existe, mais il dit bien là.) Et toute la journée, les larmes sont là, aux bords des yeux, prêtes à déverser leur amertume. Mais non. Rien. Ce n'est qu'ici, dans la solitude glaciale de mon "chez-moi" que les vannes s'ouvrent et que le flot jaillit. Et putain, qu'est-ce que ça fait du bien... Un temps...

Tindersticks : Tiny Tears

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mardi 19 février

Hollow inside

Où suis-je donc passé ? Je ne me retrouve plus. Je crois que je me suis perdu. Je ne me ressemble plus.
Rarement je dresse une oreille à mon propre bruit, ou alors trop souvent, si souvent que je ne l'entendais plus, et là, le voilà qui prend toute la surface sonore. Assourdissant et méconnaissable. Quand j'écoute avec attention, ce n'est pas mon son familier, mais j'ai l'impression d'entendre les plaintes d'une adolescente gothique et rebelle, qui vomit sa bile contre une société qui ne la comprend pas et dans laquelle elle ne peut trouver une place. Voilà, c'est ça que j'entends. Je pense à fuguer ou à me suicider environ 15 fois par jour mais je le ferai pas parce que de toutes façons, personne ne comprendrait ce geste.
Bordel, pourquoi c'est ça que j'entends et pas le bruit d'un quadra fatigué ? Alors je pleure, je pleure comme cette adolescente. Ce qui est le plus flippant finalement, c'est de ne pas comprendre d'où ça vient.

Buzzcocks : Hollow inside

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mardi 12 février

où es-tu mon amour ?

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Barbara Carlotti : Tunis

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lundi 11 février

Rien n'y fait

Ce soir, c'est particulièrement âpre et difficile. Les raisons sont tellement évidentes que ça en est ridicule et pourtant, la douleur est là, transperçante comme une chignole. Les appels du pied, l'intérêt même de certain(e)s à mon égard, la vraie tendresse que je sais chez ceux que j'aime, y compris ma propre curiosité pour ces inconnu(e)s qui s'approchent, ne viennent pourtant détourner de la suffocation. Rien n'y fait.

Iggy Pop & the Stogges : I got nothing I got shit

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mardi 05 février

J'ai peur.

Ça a commencé assez bizarrement. Une montée lente et insidiueuse d'angoisse. Rien, objectivement n'était là pour provoquer cette peur panique qui rendait le souffle court, le chaud aux tempes, rien. Alors j'ai préféré ne pas me poser la question, évacuer au plus vite toutes les interrogations qui justement, elles, auraient pu m'angoisser encore plus. Cette épouvante allait bien finir par me quitter non ? Partir comme elle était venue, sans raison, et me laisser pantelant mais soulagé. Mais la nuit ne faisait que commencer et elle allait être longue, un cauchemar éveillé où la recherche de l'endormissement serait l'unique but à atteindre, demeurant pourtant inaccessible, se dérobant dès que je serais prêt à le saisir. J'ai vécu cette nuit comme un de ces films d'horreur de série B où le protagoniste est plongé dans une succession d'événements improbables et terrifiants. Le lever du soleil signifiant juste que les démons s'enfuiraient, finiraient par retourner là où ils attendaient, tapis et prêts à mordre, comme ils le font maintenant chaque matin depuis longtemps, que le soir revienne.
J'ai peur que cette nuit encore, ce soit un combat inégal.

The Buzzcocks : I can't control myself

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jeudi 31 janvier

(s)words

Pour faire un bon mot, pour avoir ces mots cinglants, je vendrai mon âme sans problème. Une bonne répartie, ça n'a pas de prix. Mais parfois ces mots sont comme des épées tranchantes qui vous décapitent.
L'autre soir, à un dîner entre amis, je fais le coq, assis sur le canapé, entouré de toutes ces belles célibataires. Même les autres hommes de l'assistance remarquent avec un brin de jalousie que je suis toujours à la bonne place. Il faut dire que j'étais entre deux très jolies filles, et qu'assise par terre, une troisième était quasiment à mes genoux, et qu'enfin, sur le bras du canapé, une autre très belle fille trônait. J'use de mon charme, (et contrairement aux piles Wonder, il s'use quand je m'en sers) câlin et enjoué, profitant d'aise de cette agréable situation, car les filles sont aussi tendres et charmeuses à mon égard que je le suis au leur. La fille juchée sur l'accoudoir me connait moins bien que celle qui est à mes genoux. Alors, presque pour me situer, celle qui est à mes pieds s'adresse à l'autre en ces termes assassins :
« On est toutes après Limbo ! »
elle laisse un petit temps et comme résignée, lache :
« On en est là... »

Stereo Total : I am naked

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dimanche 27 janvier

void

Je crois que ça y est, je sens que je ne suis plus habité. Tout juste hanté à la rigueur.

Nick Cave : What can i give you ?

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mercredi 23 janvier

(I don't go) The Whole Wide World

S'enfermer, attendre, se cacher, s'extraire, s'isoler. Vite.  C'est vital.

Wreckless Eric : Whole Wide World

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jeudi 17 janvier

Remords ou regrets ou les deux...

Daniel Darc : Les Remords

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samedi 05 janvier

Derrière les orbites, c'est là que la douleur est la plus cuisante, entêtante. Elle est là, présente à chaque instant. Les cheveux collés aux tempes par la sueur et la peur. Où sont donc ces mains rassurantes sur mon front, pour faire taire la maladie ? Les reins, le dos, toutes les articulations, et comme si la peau elle-même était à vif partout. Douleur externe, douleur interne. Le sommeil a préféré déserter ma chambre depuis belle lurette, et toutes les médecines, les remèdes de grand-mère n'y changent rien. L'endormissement n'est que relatif, peuplé d'angoisses et de suées, et il ne dure que quelques instants. J'ai pourtant trouvé un moyen, je me raconte que je dors et que je rève, je me construit un échaffaudage où je peux trouver un moment où il devient impératif que le sommeil prenne place. Je reste là, dans une semi-obscurité, seul avec moi-même, ce qui est sans doute la pire des compagnie.
Venez vite mains assurantes et appaisantes caresser mon front endolori, venez vite, j'ai besoin de vous.

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mercredi 02 janvier

J'ai une épingle de nourrice coincée dans mon coeur pour toi.

Il me semblait nécessaire depuis longtemps de mettre ici du Patrik Fitzgerald. C'est rare d'associer les termes song-writer et punk, mais Patrik Fitzgerald est rare. Lui, sa guitare sèche comme un coup de trique, sa voix de sale gosse et, malgré tout, son romantisme, comment ne pas l'aimer hein ?

 

Patrik Fitzgerald : Safety pin stuck in my heart

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mardi 01 janvier

Cheree

Puisque tout le monde y va de ses voeux, pour 2008 je me souhaite juste de pouvoir dire "cheree" à quelqu'un, même une seconde. C'est pas gagné...

Suicide : Cheree

Et puis allez voir , c'est criant de vérité.

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dimanche 23 décembre

Sunday evening's cure

Dani : Le Chpoum

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vendredi 21 décembre

Silencio

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mardi 18 décembre

Haaaaaaaaaaaa !!!!!

Il y a quelques instants, là, même pas une heure, j'aurais presque pu me trouver comme un des personnages d'"Urgences" (pas la série médicale, hein, non non, le film de Depardon). J'ai eu l'impression que je perdais pied, que tout s'était mis à tourner à une vitesse folle autour de moi. J'avais l'impression d'être au centre d'un clip à la Matrix. Alors, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je me suis mis à hurler, un cri, long déchirant, horrible. Là, comme ça, au milieu de mon open-space. Mes collègues se sont tournés vers moi, l'air interdit. Après ce vagissement terrible, je me suis remis à travailler, soulagé. Personne n'a moufté, personne ne m'a rien demandé, comme si tout cela était absolument normal.

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mercredi 12 décembre

pff

Oui, je pourrais parler de Kadhafi, c'est à la mode, et puis ça me permettrait de me foutre de la gueule de Sarkozy, mais à quoi bon hein ?... Comme s'il avait besoin de ça...
Pour être tout à fait franc, je m'en tamponne grave. Sans doute autant que vous de mon avis sur la question. (Et vous avez bien raison)

Sham 69 : If The Kids Are United

[edit - une demie heure après parce que quand même] Je ne sais pas pour vous mais la façon dont le dictateur lybien s'est foutu de la gueule du Petit Nicolas, bah j'ai pas pu m'empêcher de me marrer. J'aurais jamais pensé qu'à cause de la connerie de Sarkozy, Kadhafi ait pu me faire rire un jour...

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mardi 11 décembre

The sound of the suburbs

Vous l'entendez gronder ?

The Members : The Sound Of The Suburbs

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jeudi 06 décembre

I was born to cry

Tant pis pour la qualité merdique de l'image, tant pis pour les inserts Ardissonniens, parce que quand même !

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mercredi 05 décembre

Moi je joue !

Ça fait déjà plusieurs jours que je veux parler d'elle. Depuis cette nuit incroyable, j'avais envie de mettre ici les émotions et les plaisirs qu'elle a su provoquer et pourtant, je ne sais pas trop pourquoi impossible d'y arriver. Tous les jours, je repoussais ce moment, j'ouvrais un nouveau post et je pouvais rester plusieurs minutes devant l'interface à remplir. Noircir de mots ce rectangle blanc, cliquer sur "poster et publier", c'est pourtant tout ce que j'avais à faire. Mais non. Rien ne venait, j'avais perdu tous mes mots pour tenter de dire ces sensations. Alors j'aurais pu choisir la facilité, rester dans le factuel, raconter avec force détails comment nous nous sommes retrouvés, de quelle manière particulièrement excitante nous avions combiné notre première rencontre, et comment nos corps s'étaient emboités, violentés, choyés et comblés, ça aurait été plus simple. Mais qu'en aurait-il été alors de la description de la tension extrême qui précéda le premier contact ? De ces instants terribles où je tournais comme un fauve en cage, dans la chambre d'hôtel, en l'attendant, impossible de les décrire, impossible d'être dans les faits, dans le concret, car la multitude de pensées, le rythme cardiaque qui s'envole, l'angoisse, la peur aussi, comme une crise de démence impossible à contenir, comment le dire ? Il n'y a que le vécu et l'envie de le vivre encore qui puisse le faire comprendre.
Alors, d'elle, ce que je peux dire, ce que je sais dire, c'est que rarement peau ne m'a autant enivré, que la douceur de son cul, la chaleur de son sexe me correspondent. Et puisqu'il n'était justement question que de cela, de correspondance sensuelle, la surprise de trouver un corps qui puisse à ce point répondre au mien et dialoguer si ensemble est déjà presque une raison suffisante à mon mutisme de ces derniers jours. Peut-être me fallait-il finalement le temps de m'en remettre. Mais surtout, jamais je n'aurais pensé (à mon âge) pouvoir encore être ému (aux larmes certains soirs - mais c'est peut-être la période) à l'idée de ce cul. A la simple idée de ce corps, une intense excitation me traverse. Alors je me dis que ce ne peut pas être seulement du sensuel, la tête travaille aussi, beaucoup. Et cette fille provoque d'étranges émotions, contradictoires et déroutantes. Peut-être nous ne nous reverrons jamais, qu'en sais-je aujourd'hui et même qu'importe de ce qu'il adviendra, que les désirs et les envies perdurent ou pas, s'émoussent ou se nourrissent, c'est accessoire, car ces émotions vécues, elles demeurent, là, bien présentes dans ma tête et au bout de ma queue.

Brigitte Bardot : Moi je joue

Posté par void à 23:30 - toucher - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]