mardi 31 juillet
Bad week
Mauvaise semaine et mauvais été pour le cinéma. Après Bergman hier, c'est le tour d'Antonioni aujourd'hui.
Je ne résiste pas à diffuser ici un des plans-séquences les plus impressionnants de l'histoire du ciné, impressionnant à la fois par sa virtuosité technique que par ce qu'il dit du monde et de la vie.
Ainsi que cette superbe séquence à la fin de Blow up
lundi 30 juillet
Pleurs d'une nuit d'été
Il vient de s'éteindre, Saraband sera donc le dernier film de celui qui avec Monika, m'a ouvert au cinéma. Des pures émotions sensuelles provoquées par les courbes et les visages de Harriet Andersson ou Liv Ullmann aux nausées persistantes de l'Oeuf du Serpent ou de Scènes de la vie conjugale, sa présence au monde des humains sera bien nécessaire dans celui des ombres.
Pourquoi, alors que j'aime bien Michel Serrault, sa disparition me fait moins de peine ?
jeudi 12 juillet
Franges et Slims

Allez, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait mon vieux con et du coup ça me manque.
Mais, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi dans les années 80, je trouvais extrêmement excitants les jeans slims, je trouvais que ça moulait magnifiquement les culs, et que sur les ballerines et converse, ça tombait super bien alors que maintenant quand j'en vois (et franchement, y'en a partout), je trouve que ça fait une silhouette horrible, que ça raccourci les jambes, baisse le cul, le rend plus gros et que le tire-bouchon sur les escarpins, bah en fait bof. Quelqu'un peut me le dire ? Pourtant, quand il y a 25 ans, on écoutait du punk avec ces fringues, que les filles avaient leurs franges ou leurs coiffures à "coques", en gros, on avait à peu près le même âge que les gamins qui se secouent sur les B 52's ou les Ramones aujourd'hui. On n'était pas plus vieux, pas moins cons qu'eux non ? Pourquoi je les trouve ridicules aujourd'hui alors que finalement, ils ont à peu de chose près la même énergie que nous à leur âge. C'est sans doute parce que ça sent le réchauffé. J'imagine que c'est ce qu'ont dû se dire mes parents quand il y a pas si longtemps c'était le retour du flower-power et des fringues baba-cool. Les années 70 étaient de retour, c'est le tour des années 80. Faut juste espérer qu'on échappera aux épaulettes et au manches chauves-souris ! Bon, je sais que j'enfonce une porte ouverte en disant que les phénomènes de mode sont cycliques, qu'en fait on est toujours dans une sorte de revival et que la mode se nourrit d'elle-même, s'autoalimente, mais ce qui me fout un peu les boules juste là maintenant, c'est que ces looks d'aujourd'hui, ils sont mis au point, commercialisés, communiqués par des quadragénaires, des gens de my génération en fait. C'est forcément des nostalgiques de leur adolescence, et en ça, je peux pas leur jeter la pierre, mais là où le bât blesse, c'est que le punk, le rock, le no-future etc (qu'on voit fleurir sur toutes les fringues) (j'ai cru comprendre que Zara, ou H&M avait carrément sorti une ligne de T-Shirt à l'effigie des Sex Pistols !) récupéré par le merchandising, ça me fait un peu mal aux seins... Mac Laren l'avait bien compris et il avait CRÉE la mode, là c'est pas de la création, c'est juste du manque d'imagination. Dire que ce son des mecs et des nanas de mon âge qui sont responsables de ça aujourd'hui, merde. Johnny Rotten avait bien compris et très vite que l'avenir, y'en avait pas, à moins de faire une Free Entreprise, dans une Public Image Limited. Bien vu Johnny ! (Et par là-même, il venait d'inventer la new-wave)
P.I.L. / Public Image
dimanche 08 juillet
trouvaille !

Pour Suzanne Gabriello, Jacques Brel avait composé "Ne me quitte pas", alors que c'est lui qui l'avait quitté. Mais là n'est pas l'essentiel. Elle était chanteuse, assez mauvaise, vite oubliée, elle a fait un peu l'actrice dans quelques navets français, mais elle a surtout parodié de nombreux succès de la chanson dont celui-ci. Et là, j'avoue, j'apprécie :
Suzanne Gabriello : Z'avez pas lu Kafka ?
jeudi 05 juillet
Dans ses mains.
Elle n'avait pas mis très longtemps avant de baisser mon pantalon et de fouiller sous mon boxer à la recherche d'une promesse ou juste d'un émoi. Je l'avais vu tout de suite dans son regard et avec le sourire presque carnassier qu'elle m'avait lancé, juste après ce premier regard, que ça finirai comme ça avec mes couilles dans ses mains. Longtemps, elle a joué avec, les caressant et les titillant doucement, en examinant comme si elle découvrait quelque chose qu'elle n'avait jamais vu. J'ai tressailli quand j'ai senti le bout de sa langue sur ma peau, ses lèvres mouillées qui aspiraient, gobaient. Avec une douce application, elle a pris mon gland dans bouche. Sa langue agile léchait juste sous le frein. Je n'ai pas pu retenir quelques petits soupirs de plaisir. Lentement, elle a su faire monter la chaleur et l'excitation. Et dans ses mains elle a recueilli la preuve qu'elle cherchait.
Andréa Parisy : Laisse tomber les tabous
