jeudi 31 janvier
(s)words
Pour faire un bon mot, pour avoir ces mots cinglants, je vendrai mon âme sans problème. Une bonne répartie, ça n'a pas de prix. Mais parfois ces mots sont comme des épées tranchantes qui vous décapitent.
L'autre soir, à un dîner entre amis, je fais le coq, assis sur le canapé, entouré de toutes ces belles célibataires. Même les autres hommes de l'assistance remarquent avec un brin de jalousie que je suis toujours à la bonne place. Il faut dire que j'étais entre deux très jolies filles, et qu'assise par terre, une troisième était quasiment à mes genoux, et qu'enfin, sur le bras du canapé, une autre très belle fille trônait. J'use de mon charme, (et contrairement aux piles Wonder, il s'use quand je m'en sers) câlin et enjoué, profitant d'aise de cette agréable situation, car les filles sont aussi tendres et charmeuses à mon égard que je le suis au leur. La fille juchée sur l'accoudoir me connait moins bien que celle qui est à mes genoux. Alors, presque pour me situer, celle qui est à mes pieds s'adresse à l'autre en ces termes assassins :
« On est toutes après Limbo ! »
elle laisse un petit temps et comme résignée, lache :
« On en est là... »
Stereo Total : I am naked
dimanche 27 janvier
void
Je crois que ça y est, je sens que je ne suis plus habité. Tout juste hanté à la rigueur.
Nick Cave : What can i give you ?
mercredi 23 janvier
(I don't go) The Whole Wide World
S'enfermer, attendre, se cacher, s'extraire, s'isoler. Vite. C'est vital.
Wreckless Eric : Whole Wide World
jeudi 17 janvier
Remords ou regrets ou les deux...
Daniel Darc : Les Remords
samedi 05 janvier
Derrière les orbites, c'est là que la douleur est la plus cuisante, entêtante. Elle est là, présente à chaque instant. Les cheveux collés aux tempes par la sueur et la peur. Où sont donc ces mains rassurantes sur mon front, pour faire taire la maladie ? Les reins, le dos, toutes les articulations, et comme si la peau elle-même était à vif partout. Douleur externe, douleur interne. Le sommeil a préféré déserter ma chambre depuis belle lurette, et toutes les médecines, les remèdes de grand-mère n'y changent rien. L'endormissement n'est que relatif, peuplé d'angoisses et de suées, et il ne dure que quelques instants. J'ai pourtant trouvé un moyen, je me raconte que je dors et que je rève, je me construit un échaffaudage où je peux trouver un moment où il devient impératif que le sommeil prenne place. Je reste là, dans une semi-obscurité, seul avec moi-même, ce qui est sans doute la pire des compagnie.
Venez vite mains assurantes et appaisantes caresser mon front endolori, venez vite, j'ai besoin de vous.
mercredi 02 janvier
J'ai une épingle de nourrice coincée dans mon coeur pour toi.
Il me semblait nécessaire depuis longtemps de mettre ici du Patrik Fitzgerald. C'est rare d'associer les termes song-writer et punk, mais Patrik Fitzgerald est rare. Lui, sa guitare sèche comme un coup de trique, sa voix de sale gosse et, malgré tout, son romantisme, comment ne pas l'aimer hein ?
Patrik Fitzgerald : Safety pin stuck in my heart
mardi 01 janvier
Cheree
Puisque tout le monde y va de ses voeux, pour 2008 je me souhaite juste de pouvoir dire "cheree" à quelqu'un, même une seconde. C'est pas gagné...
Suicide : Cheree
Et puis allez voir là, c'est criant de vérité.
